📆 Samedi 10 octobre 2026
⏰ 18h30 à 19h30
📺 Visio via zoom
SUJET : Comment lancer une section de la Ligue des Droits de l’Homme sur le valenciennois ?
Participant-es (2) :
• Philipe Vervaecke (Président de la Fédération du Nord de la Ligue des Droits de l’Homme)
• Élodie Mariano (nouvelle adhérente depuis septembre 2026, Aulnoy-les-Valenciennes)
CONCLUSION : Relevé synthétique des décisions ou points importants
👪 Groupe local LDH valenciennes /!\ pas “section”
Constituer le groupe local de personnes adhérentes LDH dans le valenciennois, les rattacher à la section de Lille pour faciliter leur formation.
📜 Lire les Résolutions (voir C.)
Il est important que les personnes de ce groupe lisent les résolutions nationales de la LDH de 2024 et 2026 pour savoir « où elles mettent les pieds ».
🎯 À moyen terme
Si le groupe local « vit bien », rassemble une dizane de personnes, dans quelques mois on engagera les démarches pour créer la section locale.
👀 Rejoindre le groupe « OL3P Lille » (rattaché à la section LDH Lille)
Prochaine formation de l’Observatoire des Libertés Publiques et des Pratiques Policières : à Lille le samedi 17 octobre (matin théorie et après-midi stage pratique). Suivre la formation est indispensable pour rejoindre le groupe OL3P.
📺 Réunions LDH Lille accessibles en visio
Les réunions de la section de Lille ont lieu toutes les 2 semaines environ, avec un accès par visio à chaque fois.
On pourra organiser des « co-visioconférençage » chez une personne du groupe de valenciennes, pour fédérer le groupe :)
COMPTE-RENDU DÉTAILLÉ
SOMMAIRE
A. ✅❓ Processus d'acceptation de création de section
B. ⚠️ Mise en garde sur une suspicion d’« entrisme » sur le valenciennois
C. 📜 Les « Résolutions » de la LDH
D. 💬 Les motivations à essayer de lancer une section locale
E.👀 Distinguer le groupe «présence citoyenne» des « observateur-ice des pratiques policières» (OL3P)
F. 👀⚖️ Les Observatoire des libertés publiques et pratiques policières (OL3P)
G. 📍 Pertinence du lancement d’une section LDH sur le valenciennois
A. ✅❓ Processus d'acceptation de création de section
Concernant le processus d’acceptation de création de section locale, il faut :
minimum 5 membres, et idéalement plutôt 10 pour démarrer
l’avis positif du Comité Fédéral (constitué de membres des sections de Lille, Roubaix, Dunkerque, Cambrai, etc. : https://www.ldh-france.org/en-region/ )
l’avis positif du Comité Régional (président actuel Alain Vantroys)
(Jusqu’ici ça peut être plutôt facile/rapide, la dernière étape peut être un peu moins facile/rapide :)
le vote du Comité National (qui se réunit chaque 1 er samedi du mois à Paris)
Sur les bases de fonctionnement d’une section locale :
– requis : 1 président-e, 1 secrétaire, 1 trésorier-e
– participer au comité fédéral, qui se réunit au moins 3 fois par an
organiser une AG locale
– le compte bancaire est une « branche » du compte national, il y a une nécessité de rigueur dans la gestion des comptes (réaliser un bilan) même pour des petits budgets locaux
Cela explique la nécessité d’avoir au moins 5 personnes pour faire vivre une section locale, puisque la « gestion » en elle-même implique un peu de disponibilité.
✍️ Note Élodie :
• On ne s’est pas étendu sur ce sujet plus que ça lors de cette réunion puisque ça pourra être fait plus tard en temps voulu, et...
• Je suis à l’aise avec la gestion associative (formation à la gestion associative avec le STAJ + déjà été trésorière dans une asso + déjà été secrétaire) donc cet aspect ne « m'inquiète » pas.
B. ⚠️ Mise en garde sur une suspicion d’« entrisme » sur le valenciennois
Plusieurs partenaires ont averti la section LDH Lille de l’existence de personnes se présentant comme la « LDH Valenciennes ».
Étant donné que groupe informel qui s’est constitué dans le valenciennois par rapport aux manifestations lycénnes à partir du 1 er ocotobre ne se présente pas comme tel, est tout récent, et n’a interragit qu’avec les JC et la CGT et que pour faire part du projet de lancer une section, il est probable qu’il ne s’agisse pas d’un malentendu, mais d’autres personnes.
Il y a une vigilance à avoir car cela peut arriver que des personnes usurpent l’étiquette « LDH » avec de « mauvaises intentions »….
C. 📜 Les « Résolutions » de la LDH
Les congrès sont tenus tous les deux ans, et produisent les résolutions de la LDH, qui constituent les« trames directrices » de l’action de l’association.
Pour s’engager avec la LDH, il est donc nécessaires de lire les Résolutions :
🟢 bonus : de 2022 (Marseille), « Environnement, écologie et droits » : https://www.ldh-france.org/resolution-environnement-ecologie-et-droits/
de 2024 (Bordeaux)
🟡 « Pour une alternative démocratique, sociale et écologique » : https://www.ldh-france.org/resolution-pour-une-alternative-democratique-sociale-et-ecologique/
🔵 « Pour une paix juste et durable entre les peuples israélien et palestinien dans le respect du droit international » : https://www.ldh-france.org/resolution-pour-une-paix-juste-et-durable-entre-les-peuples-israelien-et-palestinien-dans-le-respect-du-droit-international/
🔴 de 2026 (Rennes)
◦ « Contre la loi du plus fort, choisir l’état de droit » :
https://www.ldh-france.org/resolution-contre-la-loi-du-plus-fort-choisir-letat-de-droit/
✍️ Note Élodie :
• à l’intention de Paula : Il me semble que la résolution de 2024 est tout à fait raccord avec ce qu’on s’est dit samedi 10/10 après-midi :) (OK pour militer pour la défense des droits, mais pas pour une « solution politique » précise car sinon c’est de l’interventionnisme !)
🔴 Actuellement il y a en « priorité absolue » la lutte contre l’extrême-droite.
Ce qui a servi de transition à...
D. 💬 Explication d’Élodie sur les / ses motivations à essayer de lancer une section locale.
✍️ Ci-dessous une réécriture de mémoire, donc ce n’est pas mot pour mot ce que j’ai dit, mais les grands axes y sont :
Ça part d’une forte angoisse sur la montée de l’extrême-droite ces dernières années, et d’un sentiment d’y assister impuissante, « inactive ».
Après plusieurs mois de réflexion, faire le nécessaire pour monter une antenne locale pour le valenciennois était l’action qui m’a semblé la plus pertinente, et la décision que j’ai prise début septembre.
L’idée est de se doter d’une structure « saine », reconnue, légitime, efficace... pour agir localement concrètement en prévention (sensibilisation, pédagogie) et en réaction (attaquer en justice les arrêtés liberticides, par exemple).
Et là sont arrivée les manifestations lycéennes, et la réponse répressive violente a appuyé le besoin local.
À partir de là, le fait qu’un groupe d’adultes se soit lancé fait que la réflexion qui suit n’est pas « juste personnelle » mais issue d’échanges avec d’autres personnes (dont autres volontaires pour le lancement de la section locale) :
1/ 🤷♀️ Par les réactions (ou absences de réactions !), les manifestations lycéennes ont rendus encore plus visibles les manques de formations et de culture politique dans le valenciennois sur la défense des droits de quasiment tous les « protagonistes » (jeunes, parents, syndicats, personnels de l’éducation, éducateur-ices, maires et élue-s …).
2/ 👀 On a des personnes qui ont commencé d’elles-mêmes à observer les pratiques policières et échanger dessus.
3/ 👋 On est plusieurs personnes à ressentir la difficulté d’agir à cause d’un « manque de légitimité ».
Personnellement, avec le grossissement du groupe informel, j’ai un peu peur que le manque de cadre commun clair pose des problèmes à l’avenir (par exemple divergence d’opinions sur les postures bénéfiques).
Je vois des intérêts à lancer une section locale comme « plateforme fédératrice » pour 3 « types » de personnes / pour répondre à 3 besoins :
PORTE D'ENTRÉE
Pour les personnes qui ne militent pas encore mais ont envie d’agir, la section LDH peut être une « porte d’entrée » accessible, généraliste.
Les groupes de travail qui existent au sein de la LDH donne une idée de l’étendue très large du champ d’action : https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2026/03Plaquette_Presentation_GT_2024_LENA-1.pdf
SOUTIEN
Pour les professionnel-les dont l’action inclue / est censée inclure la défense des droits, la LDH peut venir en soutien par des formations ou interventions spécifiques.
COOPÉRATION
Pour les personnes et collectifs qui militent localement (déjà parfois de longue date) sur la défenses des droits (CIMADE, Nous Toutes, MJCF...), la section LDH être un soutien (formations spécifiques), un outils de renforcement et de mise en valeur des coopérations sur des causes communes.
Même s’il est peut-être moins visible ou moins peuplé que dans d’autres villes, le réseau local de « militant-es progressistes » existe sur Valenciennes.
On a des personnes intéressées par le projet de section locale qui travaillent dans les centres sociaux / maisons de quartier (et ça a été mon cas pendant plusieurs années).
Ce n’est pas forcément le cas de toutes les sections, mais la LDH Lille travaille beaucoup avec les centres sociaux, donc c’est un point positif pour le lancement d’une section sur le valenciennois.
E. 👀 Distinguer «présence citoyenne» et « observateur-ice des pratiques policières»
Il est important de bien distinguer la posture de «présence citoyenne» en manifestation de celle d’observateur-ice des pratiques policières.
Pour la « présence citoyenne », la LDH Lille a lancé une boucle Whatsapp à destination des parents (FCPE) et partenaires (syndiqué-es et autres), pour transmettre des recommandations sur cette posture délicate, et comment la rendre bénéfique en évitant de la rendre nuisible (avec les meilleures intentions, on peut parfois faire de grosses erreurs !).
Consignes transmises sur la posture « présence citoyenne » :
DOCUMENTATION CITOYENNE DE LA RÉPRESSION LYCÉENNE
Le message est long mais essentiel à assimiler pour votre sécurité, celle des autres adultes, et pour les lycéens.
1/ Objectif
Il est essentiel d'assurer une présence citoyenne et solidaire aux côtés des jeunes mobilisé-es pour documenter la répression et les violences policières. Il s'agit d'une présence adulte vigilante et accessible à toute personne.
2/ Préparation matérielle et logistique
- Soyez au moins en binôme.
- Prévoyez du sérum physiologique, un masque FFP2, et notez sur vous un numéro detéléphone d'un proche en cas de garde à vue
- Soyez identifiables : chasuble ou badge/autocollant de votre syndicat ou asso (à valider avec l'organisation concernée), gilet réfléchissant... Tout élément visuel montrant que vous n'êtes pas partie prenante du rassemblement.
3/ Attitude sur le terrain
- Adoptez un comportement neutre vis-à-vis des forces de l'ordre et des lycéen-nes.
- Ne chantez pas de slogan.
- Présentez-vous aux forces de l'ordre : « Bonjour, nous sommes des citoyens qui assurons une présence pacifique et documentons la situation » – Présentez-vous aux jeunes pour les rassurer.
- Gardez votre sang froid et ne vous opposez pas si un lycéen est interpellé.
4/ Captations d'images
Vous avez le droit de filmer les forces de l'ordre : BAC, CRS, CSI, police municipale. Seule exception : les unités antiterroristes (RAID, GIGN...) pour l'instant absentes. Nous conseillons de
– Ne pas filmer en permanence afin d’éviter une escalade des tensions avec les forces de l’ordre.
– Ne filmez jamais les jeunes si ce n'est pas indispensable pour documenter une violence policière.
– Ne publiez pas de vidéo sur les réseaux sociaux.
– Ne filmez pas et ne pénétrez jamais à l'intérieur des établissements si vous n'êtes pas élève ou membre du personnel éducatif.
5/ Identification des forces de l'ordre
Les images sont notamment utiles pour documenter les unités déployées (CRS, BAC, CSI, gendarmes mobiles...), voir des moyens utilisés (chevaux, chiens, drones, véhicules...), ou constater si les agents portent leur numéro RIO (numéro de matricule).
6/ Documentation de l'usage de la force
L'usage de la force doit être absolument nécessaire et strictement proportionné.
- Si coups de matraque, gaz lacrymogène, projection de personnes au sol... Quelle est la raison ? Par exemple jet de projectile des lycéens ?
- Interpellations à absolument filmer
Pour l’« observation des pratiques policières », la transmission de consignes ne suffit pas, la posture et les pratiques sont différentes, il est indispensable de suivre la formation (voir ci-dessous).
F. 👀⚖️ Les Observatoire des libertés publiques et pratiques policières (OL3P)
https://www.ldh-france.org/observatoires-des-pratiques-policieres-agir-pour-la-defense-des-libertes-publiques/
De la rigueur du processus d’observation dépend la crédibilité des rapports de la LDH, donc suivre et respecter la formation est indispensable.
Formation (LDH Lille) :
– théorie le samedi matin
– « stage pratique » l’après-midi en manifesation, avec des observateur-ices déjà formé-es
📆 Prochaine formation à l’observation des pratiques policières prévue à Lille le samedi 17 octobre 2026.
Équipe (toujours un trionôme au minimum) :
– une personne qui minute
– une personne qui prend les images (photos et vidéos)
– une personne qui veille à la sécurité du trinôme
4 Principes :
1/ la Sécurité de l’équipe qui observe est prioritaire.
Si l’équipe ou un-e seul-e membre ne se sent pas / plus en sécurité, on arrête l’observation.
2/ Confidentialité
Aucune image, aucune vidéo n’est diffusée ou publiée. Le risque de ciblage, répression ou pression sur les personnes qui documentent ou subissent des violences policières existe.
3/ Neutralité
Les observateur-ices ne participent pas à la manifestation, ne scandent pas de slogans. Les observateur-ices n’encouragent ni n’entravent pas l’action des forces de l’ordre.
Note Élodie : il y a eu mention de « textes internationaux » qui encadre le statut, il faut que je sollicite des précisions.
4/ Ếtre clairement identifiables comme observateur-ices
On ne pratique pas la « caméra cachée ».
On vient se présenter à la police en début de manifestation.
(La tenue distinctive avec casque et chasuble blanc floqué est visible ici :
https://www.radiofrance.fr/franceculture/de-l-affaire-dreyfus-a-l-environnement-la-ligue-des-droits-de-l-homme-pionniere-dans-de-nombreux-combats-8544330 )
G. 📍 Pertinence du lancement d’une section LDH sur le valenciennois
La LDH Lille mobilise environ 200 personnes, tandis que celle de Somain est bien plus réduite (5personnes ou moins), et est déjà mobilisée sur des difficultés locales.
Être rattaché-es à la section Lille plutôt que Somain permettra aux adhérent-es LDH du valenciennois de participer aux formations, actions, et réunions de la section LDH Lille.
Ces dernières ont lieu toutes les 2 semaines et sont accessibles également par visio via Zoom puisque des adhérent-es se situent loin de Lille.
Lancer une section locale valenciennoise est un projet qui est accueilli positivement compte tenu du « trou dans la raquette » géographique.
Idéalement, ce serait même bien d’avoir une antenne vers
Maubeuge.Note
✍️ commentaire Élodie : On connaît des gens / on a un peu de réseau dans l’avesnois, donc on pourrait servir de relai de l’activité plus forte sur la MEL pour essayer d’essaimer dans cette direction...
Dans le valenciennois, on a des personnes qui ont un fort intérêt pour « l’internationalisme », la défense des droits à l’échelle internationale, or rejoindre la LDH favorise cette approche.
« Avec la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), avec le Forum civique européen (ECF-FCE), avec EuroMed Droits, la LDH est solidaire des victimes d’atteintes à tous les droits. »
https://www.ldh-france.org/sujet/monde/
Localement (Nord), plusieurs personnes ont des activités / mandats à échelle « nationale », ce qui facilitera la formation et l’accès aux informations et à la compréhension de la « structure globale LDH » pour les nouvelles personnes adhérant dans le valenciennois.
Philippe par exemple organise le concours « Écrits pour la fraternité » à destination des écoles.
https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2026/07/Plaquettte-2026-2027-1.pdf
Emmanuelle (LDH et OL3P Lille aussi) est vice-présidente du bureau national de la LDH
https://www.ldh-france.org/organisation-statuts/trombinoscope-du-bureau-national-et-du-comite-national-v2/
la LDH est une association agréée par le ministère de l’Education nationale, donc apte à réaliser des interventions en milieu scolaire.
Cela fait partie des objectifs d’actions envisagées pour la section valenciennoise. (milieu scolaire et/ou ALSH, centres sociaux…)
FIN